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Je jouerai jusqu'aux crampes, jusqu'à la tombée des doigts.

Puis j'enverrai le tout dans un paquet d'amour et de bons sentiments.
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# Enviado el viernes 10 de julio de 2009 13:42

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Je crois que je ne pourrais jamais mentir à quelqu'un qui va mourir. J'ai cette impression étrange, ce sentiment que toutes les vérités seront livrées de l'autre côté de la rivière. Il y a, cependant, des moments où le choix s'impose, où il n'est pas possible de faire ce que l'on veut. Je crois qu'il ne faut pas toujours tout dire. Je crois aussi qu'il ne faut pas mentir. Je crois qu'il faut ne rien faire, tout effacer, ne rien avouer ni même à soi-même. Il ne faut rien tenter, ne rien vivre puis attendre. On dissimule, on avorte.

La nuit commençait à prendre la terre dans ses bras tandis qu'essoufflée j'arrivais au feu qui tardait à être allumé. Je reconnu dans la pénombre la silhouette masculine depuis bien longtemps étrangère, je découvrai sous son bras le corps d'une nouvelle femme. Puis peu de temps après, j'appris la triste nouvelle. J'appris ce qu'elle cachait elle aussi. J'appris surtout qu'il ne failli pas. Puis j'ai rêvé de la fille devenue, elle aussi, étrangère.
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# Enviado el miércoles 08 de julio de 2009 12:18

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Les concerts commencent dans un peu plus de deux semaines et j'ai à chaque instant la voix qui se noue, qui se blottie au fond de ma gorge et qui me crie qu'elle ne veut pas se faire entendre. J'ai ma guitare contre moi, et elle joue seule. C'est comme si je n'avais plus de force. C'est que je sais aussi que cette année, je ne pourrais plus espérer des croisades. Je chanterai pour elle, je réécrirai la musique, j'en ferai toujours d'autres parce qu'aucune ne convient. J'ai Nice et Cannes qui chantent dans ma voiture mais il n'y a plus la petite soeur qui danse en courant dans l'eau froide. Il n'y a que des souvenirs lointains qui n'existeront plus jamais. Si seulement elle s'en souvenait, mais je crois qu'elle les a effacés avec le reste, avec moi.

Il n'y a plus aucune substance à tenir au creux des mille doigts que j'ai frôlés.



J'ai l'Afrique qui m'a renvoyée d'où je venais. Je ne suis pas rentrée avec les autres le 6 Novembre, on m'a ramené bien des mois après. Je me demande si les pensées que j'avais chaque jour, chaque instant n'étaient pas une douleur que je peinais à cacher, que je peinais à taire, inépuisable. Je crois que graver les choses m'ont aidé à reprendre ma vie d'avant, bien que je ne l'ai pas forcément choisi, c'est peut-être mieux ainsi; même si aujourd'hui encore je craquais sur une italienne qui s'envolait pour le Kenya, pour Nairobi et les courses de 4x4. Elle me rattrapera toujours. Et j'en serai heureuse à chaque instant.
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# Enviado el jueves 21 de mayo de 2009 17:02

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Je crois que peu importe les gravures, tant qu'elles sont faites par le coeur, adoucissent les blessures qu'importe la taille de la faille. Je crois qu'ajouté à cela, l'ignorance emportera toujours tout. Avec le mensonge des sons, j'ai l'absence qui atténue la disparition. J'ai l'ignorance alliée à l'absence, tout se claque contre mon corps. Je me rends parfois compte, en marchant dans la ville, que jamais plus je ne pourrais recroiser le visage de l'enfance puisqu'elle est morte. J'avais l'espoir immense et les rêves qui s'entrechoquaient chaque nuit. Je croyais en un avenir, ni beau ni merveilleux ni dur, juste un avenir. Je sais à présent que plus rien n'est possible, je n'ai plus rien à croiser. La distance s'additionne à l'ignorance et à l'absence. J'aurais tant de choses à graver partout. Lorsque je recouvre mes esprits, que je comprends que c'est terminé, qu'elle ne reviendra plus, je me sens emplie d'une grande déception. I know. There are some things to do.
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# Enviado el martes 05 de mayo de 2009 07:16

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Lundi 4 mai 2009.

J'attendais cette date depuis tellement longtemps qu'elle n'existera jamais pour moi. Je ne sais pas si c'est le destin qui a choisi ou s'il faut que je continue à me battre. Quoi qu'il arrive puisque tout est déjà arrivé, je retenterai cette expérience plus tard, il en va de soi. Je vois Mylène heureuse d'avoir été acceptée, heureuse d'avoir reçu son financement, heureuse de partir pour Gramat. Je vois Bastien qui luttait pour obtenir un financement, et qui au final luttait pour terminer son stage face à un "patron" exaspéré devant tant de passion. Et je me retrouve comme avant, comme il y a un an, toujours aussi vide et me préparant à Strasbourg où la plupart des gens s'en iront à mon arrivée. La seule chose dont je sois à peu près sûre, c'est que les cours me plairont. Enfin, à première vue.



RAS.
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# Enviado el viernes 01 de mayo de 2009 15:03